Marilyn Manson, live |
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Paris (Le Bataclan) |
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Le 7 décembre 1996 |
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Première partie : Fluffy |
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Durée : 1H05 |
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Ambiance: déguisée |
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Lights: volontairement sobres |
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Son : correct malgré un mauvais mixage |
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Le moment fort : la reprise bien glauque de "Sweet Dreams" par le public. |
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Playlist : |
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Angel with the scabbed wings |
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Get your Gunn |
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Dogma |
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Sweet dreams |
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Dried up, tead and dead to the world |
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Tourniquet |
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Lunchbox |
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Irresponsible hate anthem |
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The minute of decay |
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Little horn |
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Cryptorchid |
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Antichrist Superstar |
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The beautiful people |
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Cake and sodomy |
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Les concerts à grand spectacle sont de retour depuis l'été dernier. Ainsi, on a pu écarquiller les yeux devant les shows d'AC/DC (prémices d'un renouveau du spectacle avant tout), de Metallica, et on attendait avec impatience la performance de Kiss. Certain ont alors pu croire assister au summum visuel qu'un concert pouvait offrir. Oui et non ! S'il est vrai que le grand "Cirque Kiss" a débauché des moyens techniques invraisemblables pour attirer le badaud, le cas Marilyn est tout autre. En effet, c'est avec sobriété (des effets spéciaux, du moins !) qu'ils nous ont délivré ce soir-là une prestation de premier ordre, du point de vue visuel. Même si les lightshows étaient volontairement restreints, toute l'attention était à porter sur le jeu de scène des cinq déglingués. A chaque instant, il se passe quelque chose sur scène. Détourner son regard l'espace d'un instant, c'est par exemple manquer le moment ou Mister Manson casse une bouteille de Champagne sur la tête de son bassiste, Twiggy Ramirez. Le drap de fond de scène, représentant un vitrail illustré d'un ange à l'épée et aux gros seins maîtrisant un mâle enchaîné, est bien parlant. Le sexe et la violence sont au rendez-vous. Les postures de Mister Manson sont sans équivoque. Il est à la fois androgyne, sexuel et ultra-violent. Rien n'est laissé au hasard. Si, à la fin du troisième titre, Marilyn daigne adresser la parole au public, c'est juste pour annoncer la reprise de "Sweet Dreams" et le reste du show se déroulera dans un mutisme presque total. Les seuls moments ou le groupe communique avec son auditoire, c'est par l'intermédiaire de crachats lancés sur les premiers rangs et de majeurs dressés ostensiblement. Long d'une heure et quelques minutes, le set fut court mais intense. Une durée si courte n'est pas surprenante de la part d'un combo signé chez Trent Reznor (Nothing Records), puisqu'il suffit de se remémorer le dernier passage de Nine Inch Nails (et dans la même salle) qui, lui, avait duré environ une heure et quart. Peut-être que ce style de musique, très physique, perdrait en intensité s'il s'éternisait... |
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Sebastien Baert |
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